Les auteurs

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Bret Harte (Récits californiens)

Né en 1836 à Albany (New York), il s’installe à 17 ans en Californie où il sera professeur, mineur, messager ou journaliste. Auteur de poèmes publiés dans des revues, sa première nouvelle sera publiée en 1863.Cinq ans plus tard, il devient directeur de l’ « Overland Monthly. »

En 1870, il publie les premiers récits californiens, l’année d’après, il signe un contrat avec « l’Atlantic Monthly » et s’installe sur la côte est. En 1878, il devient consul des États-Unis en Allemagne, puis il s’installe en Angleterre où il décédera en 1902.

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Gustave Aimard (Les Bisons blancs)

Né en 1818 à Paris, il s’enfuit dès l’âge de neuf ans de sa famille d’accueil pour sengager comme mousse, s’en suit une vie d’aventures et de voyages à travers le monde.

A partir de 1856, il se met à écrire et publie à un rythme effréné des romans et nouvelles ayant pour cadre l’ouest américain, l’océan, ou les bas-fonds parisiens. Ses romans sur le far west connaissent un grand succès populaire aussi bien en France qu’aux Etats-Unis.

Personnage controversé (on ne sait s’il vécut véritablement ses aventures ou si elles ont été fantasmées), il décède à Saint-Anne en 1883 atteint de la folie des grandeurs.

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Kate Chopin (Charlie)

Née Catherine O’Flaherty en 1850 à Saint-Louis (Missouri), elle reçoit une éducation traditionnelle dans une famille d’origines irlandaise et française. A 20 ans, elle épouse Oscar Chopin et s’installe en Louisiane. Douze ans plus tard, son époux décède et la laisse criblée de dettes avec six enfants.

De retour à Saint-Louis en 1885 elle se met à écrire l’essentiel de son œuvre. Ses nouvelles sont saluées par les critiques mais la parution de son roman « L’Éveil », aujourd’hui considéré comme un chef d’œuvre, provoque un tollé dans la société puritaine d’alors. Très affectée, elle continue néanmoins à écrire des nouvelles, dont l’une des dernières sera « Charlie ».

Isabelle Eberhardt (Nouvelles et souvenirs)

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Née en 1877 à Genève, fille d’exilés russes, elle découvre l’Algérie à 20 ans. Convertie à l’Islam, elle mène une vie de vagabonde et sillonne le désert en tenue de bédouin sous le nom de Si Mahmoud Saadi à la rencontre des habitants. En 1899, elle découvre El Oued, au sud-est de l’Algérie, qui deviendra son lieu de prédilection. Deux ans plus tard, elle épouse un sous-officier Spahi, musulman français.

En 1904, à seulement 27 ans, elle décède suite à la crue d’un oued. La plupart de ses écrits : journaux, carnets de route, nouvelles, sont publiés à titre posthume. Cette édition reprend des nouvelles écrites entre 1900 et 1904.

Edward Bellamy (Cent ans après)

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Né en 1850 dans le Massachussetts, ce fils de pasteur connût une brève carrière de journaliste avant de se consacrer à la littérature. Auteur de plusieurs courts romans et nouvelles dont « Six to one », il obtint la reconnaissance en 1888 avec « Looking Backward » ou « Cent ans après ».

Des suites de ce succès, il fonda un journal et milita en faveur des mouvements politiques inspirés par son roman. Vers la fin de sa vie, il publia une suite aux aventures de Julian West appelée « Equality ». Souffrant depuis l’âge de vingt-cinq ans de la tuberculose, il finit par en succomber en 1898.

Louis Chadourne (Terre de Chanaan)

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Né en 1890 à Brive, il écrit durant sa jeunesse des poèmes et collabore dès 1913 à la NRF. Il se lie d’amitié avec Gide, Crémieux et Larbaud. Il publie à vingt-neuf ans son premier roman : « Le maitre du navire ». En 1920, il part aux caraïbes sur le même navire que l’aventurier Jean Galmot, qui lui inspirera le personnage de Carvès.

En 1922, il publie « Terre de Chanaan », un an après paraît « Le pot au noir » dans lequel il décrit la misère sous les tropiques. Il décède en 1925 des suites d’une blessure contractée pendant la guerre. Ses autres œuvres sont publiées à titre posthume. Mac Orlan voyait en lui l’un des écrivains les plus prometteurs de sa génération.